Manuel Valls accro aux sondages ? Pas plus que ses prédécesseurs

Libération.fr

Cela ressemblait au crime parfait : Manuel Valls, apôtre professionnel de la communication politique, narcisse socialiste en chef, était pris la main dans le sac de l’autocélébration. La preuve jeudi par Envoyé spécial, qui a déniché un sondage de 53 520 euros consacré au «bilan d’image du Premier ministre» datant de 2014. Il ressortait, entre autres, que l’ancien chef du gouvernement était vu par les Français comme un «modèle de réussite ascensionnelle», ayant des valeurs et doté d’une «énergie exceptionnelle». Parfois «mal maîtrisée», cette dernière conduisait certains sondés à comparer Valls à «une hyène, un chacal, un rapace, des symboles répulsifs de la convoitise, de l’avidité et par extension de l’arrivisme sans limite». S’en suivaient des commentaires sur sa frange ou ses oreilles dissymétriques. Et son bilan au ministère de l’Intérieur «plutôt à droite». Le reportage affirme aussi que 43 % du contenu des sondages commandés par le Service d’information du gouvernement (SIG) seraient consacrés à l’image de Valls.

Mais loin du scoop médiatique, la réalité politique et financière est plus complexe. Le SIG a riposté vendredi à la mi-journée. Tous les Premiers ministres bénéficient une fois par an d’une telle étude sur leur image qui coûte en moyenne 50 000 euros. Il y a donc quelque part au SIG un document contenant les comparaisons animalières de Jean-Marc Ayrault, ou une démonstration des qualités politiques intrinsèques des sourcils de François Fillon. Ensuite, la part consacrée à l’image dans les études commandées par le SIG atteint 16,7 % et non 43 %. Par ailleurs, le «focus sémiologique» contenant toutes les réponses invraisemblables sur les cheveux de Valls ou sa ressemblance avec un lion représente 3 000 euros de l’addition totale. Enfin, le budget consacré aux enquêtes d’opinion depuis 2012 est stable mais la part dédiée à l’image des Premiers ministres est, elle, plutôt en baisse sur la fin du quinquennat. «On ne peut pas dire que les politiques sont (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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