Manque de considération, violences gynécologiques : sept étudiants sages-femmes sur dix souffrent de dépression, selon une enquête

franceinfo, Solenne Le Hen
Le malaise grandit chez les étudiants sages-femmes. Ils dénoncent le manque de considération mais aussi les violences gynécologiques dont ils sont témoins lors de leurs stages.

Sept étudiants sages-femmes sur dix souffrent de dépression, selon une enquête de l'ANESF (l'Association des étudiants sages-femmes), que franceinfo a pu consulter. L'association a interrogé 2 400 étudiants sur 4 000 en France. Les étudiants dénoncent le manque de considération mais aussi les violences gynécologiques.

On voit très bien qu'ils nous prennent pour de la merde

Mélanie, étudiante sage-femme en 4ème année

à franceinfo

Le manque de considération est pointé du doigt par ces jeunes hommes et ces jeunes femmes dont la plupart ont à peine vingt ans. 60% d'entre eux attribuent leur mal-être aux stages en hôpital ou en clinique, qui se déroulent parfois très mal avec des vexations quotidiennes de la part de leur supérieur.

Anaïs, en 4ème année à Paris, a déjà dix stages à son actif. La jeune femme a l'impression d'être invisible aux yeux des titulaires. Parfois au bout d'un mois aucun collègue dans la maternité n'a retenu son prénom. " Souvent c'est 'l'étudiante, la petite étudiante qui est avec moi'. Le pire c'est quand on nous appelle 'l'élève' ou même 'machin', c'est déjà arrivé à des filles de ma promo", se souvient Anaïs.

Des scènes de violences gynécologiques

Le malaise des étudiants sages-femmes s'explique aussi par les violences physiques dont ils sont témoins, selon l'enquête de l'Anesf. Mélanie, étudiante en 4ème année, se souvient d'un (...)

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