Manifestations rivales en Irak sur fond de tensions politiques

Illustrant le bras de fer qui déchire l'Irak, les rivaux politiques de Moqtada Sadr ont manifesté par milliers ce lundi 1er août à Bagdad, au moment où les partisans du puissant leader chiite poursuivaient leur sit-in au Parlement.

La tension est montée d'un cran en Irak après le rejet par Moqtada Sadr du candidat au poste de Premier ministre présenté par ses adversaires, les factions chiites pro-Iran qui forment l'influent Cadre de coordination. Trublion de la vie politique, le puissant leader chiite a démontré qu'il était capable de mobiliser les foules pour faire avancer ses pions : à deux reprises en quelques jours, ses partisans ont envahi le Parlement, y installant depuis samedi un campement.

C'est maintenant au tour de ses adversaires. Lundi après-midi, quelques milliers de manifestants ont envahi, l'espace de quelques heures seulement, une avenue menant à la Zone verte, secteur ultra-sécurisé abritant institutions gouvernementales, ambassades occidentales et où se trouve le Parlement. « Le peuple n'autorisera pas un coup d'État », pouvait-on lire sur les pancartes des nouveaux manifestants, qui ont brandi des drapeaux irakiens. La police a activé les canons à eau pour éloigner ceux d'entre eux qui ont tenté d'approcher un pont menant à la Zone verte, a constaté un correspondant de l'Agence France-Presse.

Après un peu plus de deux heures, les partisans du Cadre de Coordination ont amorcé leur retrait, dans le calme.

« S'emparer de la rue »

(Avec AFP)


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