Manifestations au Tchad: les acteurs politiques cherchent une sortie de crise

AP

Le Tchad est toujours dans une situation tendue trois semaines après les violences du 20 octobre et la mort d’au moins 50 personnes en marge de manifestations contre la transition. Vendredi 11 novembre, le gouvernement a révélé que 621 personnes avaient été envoyées à la prison de haute sécurité de Koro Toro. Des enquêtes sont en cours, en attendant une sortie de crise, mais les différents acteurs politiques ont déjà des pistes.

Avec notre envoyé spécial à Ndjamena, Sébastien Németh

Ancien ministre, Avocksouma Djona Atchenemou vit désormais dans la clandestinité. Le chef du parti les Démocrates et membre de Wakit Tama demande des mesures urgentes pour apaiser le climat :

Il faut libérer tous ces jeunes, car il y a des gens qui n’ont absolument rien fait. Il faut qu’on lève la mesure qui fait que les principaux acteurs de l’opposition se taisent ou quittent le pays. Il faut qu’ils reviennent.

Côté MPS, ancien parti au pouvoir sous feu Idriss Déby père, la position est plus ferme. Son porte-parole Jean-Bernard Padaré estime que les innocents seront libérés à l’issue des enquêtes et c’est à l’opposition de faire le premier pas vers un dialogue :

On ne peut pas construire le Tchad en s’insultant, va falloir qu’on se retrouve. Le président a déjà réitéré sa politique de la main tendue, c’est donc à l’opposition de dire "nous sommes disposés et voilà ce que nous voulons", mais dans l’intérêt de l’État.


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