La manifestation polémique en soutien à Mickaël Harpon interdite

Par LePoint.fr (avec AFP)

Celui qui se présente comme « le porte-voix des minorités silencieuses » explique vouloir « communiquer différemment sur Mickaël » et souhaite, pour cela, rassembler les foules devant la mairie de Gonesse. Image d'illustration. 

VIDÉO. Le « candidat des banlieues » Hadama Traoré avait appelé à un rassemblement jeudi à Gonesse, affirmant que Mickaël Harpon était avant tout « brimé » dans son travail, rapporte « Le Figaro ».


« C'était une crème », affirme Hadama Traoré. Le « candidat des banlieues » aux dernières élections européennes a appelé à manifester jeudi en soutien à Mickaël Harpon, expliquant que, pour lui, l'homme n'est pas un « terroriste ». Dans une vidéo diffusée sur Facebook, il invite « toutes les communautés persécutées » à « faire la guerre ensemble aux politiques et aux médias », a repéré Le Figaro. Celui qui se présente comme « le porte-voix des minorités silencieuses » explique vouloir « communiquer différemment sur Mickaël » et souhaite, pour cela, rassembler les foules devant la mairie de Gonesse, où résidait l'homme qui a tué quatre personnes le 3 octobre dernier à la préfecture de police de Paris. Une initiative qui suscite l'indignation et qui a été interdite par Christophe Castaner ce mercredi.

Convaincu que Mickaël Harpon était avant tout quelqu'un de « discriminé », car malentendant, il attribue son geste non à une radicalisation mais au fait qu'il était « brimé dans son travail ». Hadama Traoré appuie ses propos de témoignages. La sœur de l'auteur de la tuerie lui aurait ainsi confié qu'il était « tout sauf un terroriste » tandis qu'une ancienne collègue aurait détaillé les brimades dont il était victime. Virulent, Hadama Traoré invective les troupes : « La personne qui ose dire que Mickaël Harpon était un terroriste animé par des revendications religieuses, je lui traite sa mère et je lui crache à la gueule. » Dans sa vidéo, traduite en langage des signes, il appelle les sourds et malentendants à se joindre à la manifestation, qu'il entend honorer, peu importe les autorisations. « Qu'ils nous l'autorisent ou pas, on y va ! » assène-t-il ainsi.


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