Manifestation de la CGT: les adversaires des ordonnances veulent encore y croire (et voient déjà plus loin)

Geoffroy Clavel
Manifestation contre la réforme du code du travail à l'appel de la CGT.

POLITIQUE - Emmanuel Macron a-t-il déjà remporté la bataille "par KO"? Ou les adversaires des ordonnances parviendront-ils à inverser la vapeur dans la dernière ligne droite? Pour la troisième fois depuis la rentrée, la CGT et l'union Solidaires appellent à manifester ce jeudi 19 octobre contre la réforme du code du Travail. Une nouvelle mobilisation qui s'effectue dans un climat de résignation, le gouvernement estimant la partie gagnée compte tenu des divisions persistantes de ses adversaires.

Même le très volontaire Jean-Luc Mélenchon a semblé valider ce scénario en brandissant, non sans amertume, le spectre d'une "défaite du mouvement ouvrier traditionnel" qu'il juge "sans précédent". Contrairement à ce qu'espérait le chef de file de la France insoumise, la réunion d'une intersyndicale la semaine dernière n'a pas permis d'aboutir à un front commun contre la réforme portée par la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Ni la CFDT ni FO n'ont accepté de participer au mouvement et les luttes sectorielles ont dispersé les efforts, le gouvernement ayant tout intérêt à négocier au cas par cas pour ne rien lâcher sur l'essentiel.

Conséquence prévisible, la CGT peut redouter une mobilisation en net recul ce jeudi, même si 13 fédérations CFE-CGC ont indiqué qu'elles se joindraient aux cortèges.

Baroud d'honneur parlementaire

Du côté des adversaires politiques du gouvernement, chacun cherche encore une raison d'y croire même si le coeur n'y est plus tout à fait. "Ce que l'on paye, c'est que sur cette question particulière, Emmanuel Macron donne le sentiment de tenir ses engagements et de ne pas avoir pris à défaut les uns et les autres. Il y a une forme de résignation dans le pays, ce qui ne veut pas dire une approbation", reconnait le chef de file des députés socialistes Olivier Faure. Tout en rappelant que les ordonnances, d'ores et déjà entrées en vigueur, doivent encore être confirmées par le Parlement qui se penchera sur le texte à partir du 20 novembre. D'ici...

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