Manifestation anti-pass sanitaire: deux journalistes de BFMTV pris à partie à Paris, une plainte va être déposée

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BFMTV va porter plainte après que deux de ses journalistes ont été pris à partie, ce jeudi après-midi, devant le Sénat, lors d'une manifestation réunissant des opposants au pass sanitaire.

Ce jeudi après-midi, lors d'un nouveau rassemblement contre le pass sanitaire devant le Sénat, deux journalistes de BFMTV ont été pris à partie par une centaine de manifestants. "On m'a empêché de faire mon travail avec une grande violence. Ça m'était déjà arrivé lors d'un samedi de manifestation de gilets jaunes, mais là on a passé un cran", a témoigné sur notre antenne notre journaliste Igor Sahiri, déjà présent mercredi sur le terrain pour couvrir un rassemblement similaire.

Après avoir réalisé un direct hors-champ, c'est-à-dire pas devant une caméra, Igor Sahiri dit avoir été identifié comme travaillant pour BFMTV par des manifestants.

"Quelqu'un dit: 'Regardez, ils filment ici'. Une personne arrive vers moi, puis deux, puis trois, puis cinquante, puis cent. La tension monte d'un cran. Je remercie mes deux agents de sécurité, Igor et Moussa. Il n'y a pas eu de coups, mais un torrent de haine contre moi et mon équipe. On nous a traités de tous les noms. On nous reproche de ne pas dire la vérité", a-t-il raconté, ce jeudi soir, sur notre plateau.

"J'avais rarement vu ça"

Après avoir fait près de cent mètres, Igor Sahiri et son équipe ont trouvé un fourgon de police, mais la police n'est pas intervenue, peut-être en raison d'un manque d'effectifs, selon notre journaliste.

"On est contraints de faire marche arrière, de partir, de refuser de couvrir cet événement", a-t-il déploré, avant d'ajouter que la journaliste reporter d'images (JRI) présente avec lui a dû être portée par un agent de sécurité et un policier: "Ils la portent pour la mettre en sécurité, parce que la tension a été d'une extrême violence."

"Rarement, j'avais vu ça. On n'est pas blessés physiquement, mais on est sans doute un peu bouleversés parce qu'on se rend compte que c'est très inquiétant de ne pas pouvoir couvrir factuellement ce rassemblement. Je ne faisais que raconter les discussions que j'avais pu avoir avec les différents profils de personnes présentes", a-t-il souligné.

BFMTV condamne ces actes de violences et va porter plainte contre les auteurs. 

Article original publié sur BFMTV.com

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