Grève du 5 décembre : La crainte des « ultras » en marge des cortèges

Caroline Politi

SECURITE - Les autorités craignent que des black blocs et des ultra-jaunes commettent des violences en marge des cortèges officiels

Quelque 6.000 policiers et gendarmes mobilisés, auxquels s’ajoutent 180 motards, le « maximum » que la préfecture de police de Paris est en mesure de déployer. Des commerces fermés entre la gare du Nord et la place de la Nation, leurs terrasses et étalages préalablement démontés. Des réquisitions auprès de la mairie de Paris pour évacuer tout le mobilier urbain – vélos, poubelles, grilles autour des arbres – mais également les chantiers. Rarement de telles dispositions ont été prises avant une manifestation. « J’ai des raisons de craindre qu’il peut y avoir des difficultés, non pas en raison des manifestants mais d’individus qui viennent en découdre », a indiqué ce mercredi le préfet de police de Paris, Didier Lallement, lors d’une conférence de presse.

Et le haut fonctionnaire d’insister sur la présence attendue de « casseurs » dont l’objectif est de « déstabiliser les institutions, remettre en cause le droit à manifester. » Si ce mercredi il a refusé de donner des chiffres précis sur le nombre de black blocs et d’ultra-jaune, la mouvance dure des « gilets jaunes », attendus la veille, le préfet a évoqué devant les maires d’arrondissement la présence de 1.000 casseurs à Paris. D’autres sources bien informées tablent plutôt sur 300 à 500 « ultra-jaunes » et black blocs dans les rues de Paris jeudi. Des estimations qui s’appuient d’abord sur les précédentes manifestations. Le 16 novembre, par exemple, lors de l’acte 53 des « gilets jaunes » au cours duquel Lire la suite sur 20minutes

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