La Manif pour tous a-t-elle ignoré ses obligations comptables ?

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Imbroglio autour des comptes de La Manif pour tous. Mardi 20 avril, la Lettre A révélait la sanction infligée par la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) à l’organisation - qui bénéficie du statut de parti politique depuis 2015 - présidée par Ludovine de La Rochère. Parce que La Manif pour tous n'a pas déposé ses comptes de l’année 2019 dans les délais légaux, soit à la date du 11 septembre 2020, ses donateurs seront privés de la déduction fiscale de 66% pour les dons aux partis politiques, jusqu’à la fin de l’année 2023.

Une très mauvaise nouvelle pour les opposants au mariage pour tous, désormais privés d’un levier efficace pour attirer de nouveaux adhérents. Sauf qu’au lendemain de cette annonce, Ludovine de La Rochère est montée au créneau pour démentir l’existence de la sanction. Citée par La Croix, ce mercredi 21 avril, la présidente de La Manif pour tous parle carrément "d’une erreur" de la CNCCFP. “Nous avons bien déposé nos comptes en temps et en heure (...) mais ils n’ont pas été enregistrés au bon endroit !”, affirme-t-elle au quotidien, ajoutant que l’autorité indépendante "s’est excusée" et que tout va rentrer dans l’ordre "au plus vite". Traduction : l'organisation ne sera pas sanctionnée, et pourra continuer à faire bénéficier ses donateurs d’une déduction fiscale.

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Une version des faits que la commission dément catégoriquement. Interrogée par Capital, la CNCCFP confirme sa (...)

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