Mangez des huîtres pour aider les ostréiculteurs français !

"Elles auraient déjà dû être vendues depuis 3-4 mois". Le constat d'Edouard Lévêque, ostréiculteur à Grandcamp-Maisy dans le Calvados, est sans appel. Il y a beaucoup trop d'huitres en France. Durant le confinement, les ventes ont été presque stoppées. Pour soutenir la profession, des aides vont être débloquées. En Normandie par exemple, la région va verser 400 000 euros pour la filière pêche et conchylicole. Mais les professionnels espèrent aussi que les consommateurs français vont leur donner un coup de main. Des huîtres trop grosses pour le marché français A la chute des ventes, s'ajoute le problème de croissance des huîtres. Durant le confinement, les coquillages ont continué de se développer. Mais les huîtres de gros calibre ne sont pas très appréciées en France. Et impossible actuellement de les écouler en Chine où les consommateurs en sont friands. "Malheureusement, le marché chinois à fermé à cause de la deuxième vague de coronavirus. C'est la grande inquiétude pour des régions comme les nôtres, qui produisons des huîtres de qualité." explique Christophe Lévêque, lui aussi ostréiculteur à Grandcamp-Maisy.2020 : année noire Avant le coronavirus, les ostréiculteurs ont dû faire face à une autre crise l'hiver dernier, celle du norovirus à l'origine de la gastro-entérite. Plusieurs bassins en France n'ont pas pu écouler leurs stocks à ce moment-là. Cette année 2020 sonne donc comme une année noire pour la profession. "On va se retrouver avec des sur stocks très importants. La vente au détail ou la vente des brasseries des côtes cet été, avec des touristes en moins, ne suffiront pas. iI y aura obligatoirement une consommation moindre par rapport aux autres années" s'inquiète Christophe Lévêque. Mangez des huîtres ! Seule solution donc pour aider les ostréiculteurs : consommer des huîtres. La profession espère que les français vont jouer la carte de la solidarité nationale et que les ventes estivales seront bonnes. Les producteurs espèrent aussi qu'il n'y aura pas de deuxième vague de Covid-19 cet automne ou cet hiver, car le mois de décembre représente environ 50 % de leur chiffre d'affaire.