Manger épicé pour vivre plus longtemps et en meilleure santé ?

Johanna Amselem
·2 min de lecture
red and green chili pepper
red and green chili pepper

Une récente étude dévoile un lien inattendu entre la consommation de piment et la mortalité par cancer ou suite à une maladie cardiovasculaire.

Au fil des recherches, de nombreux scientifiques travaillent pour dresser l’assiette idéale. Celle qui permet de vivre le plus longtemps possible et en bonne santé. Selon une recherche préliminaire, présentée aux sessions scientifiques 2020 de l'American Heart Association, ceux qui consomment du piment rouge vivent plus longtemps que les autres. Ils ont également un risque réduit de mourir d’une maladie cardiovasculaire ou d’un cancer.

Par le passé, d’autres études ont montré que la consommation de piment avait un effet anti-inflammatoire, antioxydant, anticancéreux et régulateur de la glycémie en raison de la capsaïcine, qui donne au piment son épice caractéristique. Pour analyser les effets du piment sur la mortalité, les chercheurs ont examiné 4 729 études à partir de cinq principales bases de données mondiales sur la santé. Ils ont ainsi comparé les données de santé de plus de 570 000 personnes aux États-Unis, en Italie, en Chine et en Iran entre ceux qui consommaient du piment rouge et ceux qui en mangeaient rarement ou jamais.

Une réduction des cancers

Ainsi, les chercheurs ont constaté que ceux qui mangeaient du piment avaient une réduction relative de 26% de la mortalité cardiovasculaire, une réduction relative de 23% de la mortalité par cancer et une réduction relative de 25% de la mortalité toutes causes. “Nous avons été surpris de constater que dans ces études publiées antérieurement, la consommation régulière de piment était associée à une réduction globale du risque de mortalité toutes causes, par maladies cardiovasculaires et par cancer. Il met en évidence que les facteurs alimentaires peuvent jouer un rôle important dans la santé globale”, a déclaré l'auteur principal Bo Xu, MD, cardiologue au Cleveland Clinic’s Heart, Vascular & Thoracic Institute (Ohio). Toutefois, il apporte une nuance en précisant que la quantité et le type de piment consommé étaient variables selon les études, ce qui rendait difficile de tirer des conclusions sur la fréquence et la quantité associées aux bénéfices.

Les raisons exactes et les mécanismes qui pourraient expliquer nos découvertes, cependant, sont actuellement inconnus. Par conséquent, il est impossible de dire de manière concluante que manger plus de piment peut prolonger la vie et réduire les décès, en particulier dus à des facteurs cardiovasculaires ou au cancer”, détaille le scientifique. Des recherches supplémentaires, en particulier des preuves issues d'études contrôlées randomisées, sont nécessaires pour confirmer ces résultats préliminaires.

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