Manger épicé, un truc de "vrai bonhomme" ?

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La nourriture n'est pas exempte de stéréotypes de genre, loin s'en faut. C'est ce que démontre tout l'imaginaire bien viril qui englobe les plats épicés, ces trucs de vrais bonhommes.

Et si notre rapport à la nourriture témoignait fortement de l'inégalité entre les sexes et des stéréotypes de genre les plus profondément ancrés dans notre société ? C'est ce qu'avancent de passionnants ouvrages sociologiques et féministes dédiés à ce sujet précis, comme les enquêtes de Nora Bouazzouni : Faiminisme : Quand le sexisme passe à table et Steaksisme : En finir avec le mythe de la végé et du viandard.

Une thématique bien moins anodine qu'on ne pourrait le croire, tant la gastronomie est, plus qu'une pratique, une véritable culture, avec tout ce que cela implique de réalités... et de fantasmes. Parmi ceux-ci, les images genrées associées aux diverses formes d'alimentation. Et dans le genre, un type de nourriture fait très fort : les plats épicés. Pour beaucoup, on tiendrait là la quintessence du déjeuner de "vrai mec".

Un plat genré malgré lui ?

C'est tout du moins ce que déplore cette analyse de Slate, décryptant le "manger épicé" comme un symbole de virilité décomplexée par excellence, et s'interrogeant à raison : "Le piment serait-il un pénis de substitution ?". Selon une étude scientifique américaine citée par l'article, les hommes, contrairement aux femmes mangeraient épicé pas simplement pour les sensations uniques que cette nourriture (à consommer avec modération) suscite, mais également... "pour montrer aux autres qu'ils mangent épicé". Tout simplement.

D'un côté, le kiffe individuel, de l'autre, le choix conscient d'un type de plat dans le but d'être adoubé par ses pairs. Et, notamment, "obtenir une forme de validation de leur résistance au feu du piment", relève le média en ligne. Comme l'énonce l'étude scientifique concernée, on observe d'un genre à l'autre "des mécanismes divergents conduisant à la consommation d'aliments épicés, les hommes réagissant davantage aux facteurs extrinsèques, tandis que les femmes réagissent davantage aux facteurs intrinsèques".

Lire la suite sur le site Terrafemina

VIDÉO - "Les femmes sont davantage touchées par les dégradations environnementales que les hommes"


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