Sous la Manche. La navette d'Eurotunnel prend des airs de “train fantôme”

The Times (Londres)
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Un journaliste anglais relate les péripéties de son trajet entre la France et le Royaume-Uni. Malgré le faible nombre de voyageurs, les contrôles liés au Covid engendrent des retards en cascade. Un état de fait qui laisse présager une petite apocalypse lorsque Français et Britanniques prendront leurs vacances.

“Il y a quelques jours, j’ai pris le tunnel sous la Manche. Cela a été une étrange expérience, fort peu agréable.” Le journaliste du quotidien britannique The Times Tony Allen-Mills n’a pas forcément goûté son voyage par la navette d’Eurotunnel. La complexité des contraintes administratives liées à la pandémie de Covid-19 annonce selon lui un enfer à venir lors des vacances d’été.

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Les divers freins aux déplacements ont réduit à peau de chagrin le nombre de voyageurs quotidiens, explique le journaliste, qui décrit l’atmosphère austère régnant dans les gares :

Les terminaux de passagers de part et d’autre de la Manche sont devenus des endroits désertés qui font pitié, avec leurs grands parkings pratiquement vides et la plupart de leurs installations fermées. Seules les voies réservées aux poids lourds restent animées.

Rappelant que le service Eurotunnel transportait jusqu’à 2,5 millions de véhicules chaque année avant l’éclatement de la crise sanitaire, il va jusqu’à comparer le shuttle à un véritable “train fantôme”.

Méconnaissance du protocole

Pourtant, les faibles affluences n’empêchent pas une certaine cacophonie et des retards importants. Parti de sa résidence en France pour rejoindre la Grande-Bretagne, via le terminal de Calais, Tony Allen-Mills n’imaginait pas que la confusion ambiante et les temps d’attente lui feraient rater son train, et cela malgré toutes les précautions prises pour être en conformité avec

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