Manbij, point de friction des factions du conflit syrien

Libération.fr

La ville est l’objet d’une lutte de pouvoir entre Ankara et les Kurdes. Une situation complexe qui contraint les Américains à faire des choix parmi leurs alliés en vue de la reprise de Raqqa à l’Etat islamique.

Qui va contrôler Manbij, petite ville du nord de la Syrie ? L’Etat islamique s’en était emparé il y a trois ans, avant d’en être chassé cet été par les combattants kurdes du YPG (Unités de protection du peuple). Mais la Turquie revendique aussi la ville. Ses soldats, alliés à des rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL), s’en approchent. Face à leur avancée, les Kurdes ont cédé ces derniers jours le contrôle de plusieurs villages qui bordent Manbij à l’armée du régime de Bachar al-Assad, créant une sorte de zone tampon. Le tout en vertu d’un accord validé par la Russie.

Les accrochages se multiplient depuis. S’ils dégénéraient, ils pourraient opposer directement l’armée turque à celle de Damas. «Je ne pense pas qu’on ira jusque-là. La Turquie a changé de priorité. Elle n’exige plus le départ de Bachar al-Assad et se focalise sur la sécurité à sa frontière. Quant au régime syrien, il veut avant tout reconquérir l’intégralité de la région de Damas, pas s’engager dans un affrontement avec la Turquie», assure un diplomate occidental basé à Gaziantep. Ces derniers jours, l’armée turque a amassévéhicules et armements à la frontière syrienne. Les Américains ont, eux, envoyé des blindés à Manbij et l’ont fait savoir.

«Bouclier de l’Euphrate»

La ville syrienne est une priorité de l’armée turque depuis plusieurs mois. «Manbij est arabe, pas kurde», a répété le président Recep Tayyip Erdogan. C’est précisément pour stopper la progression des combattants du YPG qu’Ankara a envoyé en août des troupes en Syrie. A l’époque, les Kurdes alliés à des brigades rebelles au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS), et épaulés par des soldats américains, venaient de s’emparer de Manbij après plusieurs mois de combats. Ils s’approchaient de Jarablous, un poste-frontière tenu (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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