Mamoudou Barry: l'auteur présumé de l'agression mortelle a été arrêté

AFP
L'IGPN a été saisie sur le cas d'un adolescent blessé au cou par une paire de ciseaux lors d'une interpellation à Vaujours, en Seine-Saint-Denis (Image d'illustration).

FAITS-DIVERS - Un homme soupçonné d’être l’auteur de l’agression mortelle qui a tué vendredi 19 juillet Mamoudou Barry, un enseignant-chercheur guinéen, à Canteleu, près de Rouen, a été interpellé ce lundi à Rouen à 9h30, a confirmé à l’AFP le parquet de Rouen. Il a été placé en garde à vue.

Le suspect, de nationalité turque, selon des sources policières, né en 1990, a des “antécédents psychiatriques”, selon une source policière. Il est aussi connu pour des infractions à la législation aux stupéfiants.

“C’est un petit voyou connu pour des délits mineurs”, a indiqué à l’AFP une autre source policière. “Il a été identifié sur la base de l’exploitation de vidéos et de témoignages”, a ajouté cette source, précisant que le suspect était originaire de Canteleu, dans la banlieue de Rouen, où s’est déroulée l’agression, mais n’y habite plus.

Selon une source policière, le suspect portait “un maillot du club turc de Galatasaray” au moment des faits, qui ont eu lieu vers 20h20, peu avant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre l’Algérie et le Sénégal. Selon des informations, non confirmées, qui circulaient largement sur les réseaux sociaux, Mamoudou Barry aurait été agressé par un supporter algérien dans le cadre de cet événement sportif avec un mobile raciste.

“Il s’agit d’un crime raciste, sans aucun doute, mais rien ne permet d’établir que c’est en lien avec la finale de la CAN. Rien ne permet de dire aussi qu’il a été agressé par un supporteur algérien”, a dit à l’AFP l’avocat de la famille Me Jonas Haddad lundi matin.

Une marche blanche doit être organisée vendredi, a-t-il précisé.

D’après un proche de la victime, le jeune chercheur de 31 ans, père de famille, a été pointé du doigt par son agresseur et aurait été la cible d’insultes racistes, à la hauteur d’un arrêt de bus, alors qu’il rentrait chez lui en voiture avec son épouse vendredi. L’agresseur “l’a frappé à coups de poings et de bouteilles”, a ajouté Me Haddad.

Cette agression a suscité dimanche une...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post