Mali: des réactions contrastées à la durée de la transition prolongée de deux ans

La décret du chef de l'État portant à 24 mois la durée de la transition a pris tout le monde de court, alors que des négociations sont ouvertes avec la Communauté des États d'Afrique de l'ouest.

Lundi soir, un décret signé de la main du président, le colonel Assimi Goïta, a officiellement acté que les prochaines élections ne seraient pas organisées avant deux années, à compter du 26 mars dernier. Une décision qui a pris tout le monde de court, à commencer par la Cédéao, puisque les négociations sur la question étaient toujours en cours, avec le cap du prochain sommet de la Cédéao le 3 juillet prochain pour parvenir à un accord.

L’organisation ouest-africaine dit « regretter » cette annonce, mais le dialogue se poursuit néanmoins, avec une visite attendue du médiateur Goodluck Jonathan à Bamako – on n’en connaît pas encore la date. Cette annonce a surpris à Bamako, c’est le moins que l’on puisse dire, elle a aussi été diversement appréciée.

Les soutiens de la junte, bien sûr, s’en félicitent, c’est le cas de Sory Ibrahim Traoré, qui préside le Front pour l'émergence et le renouveau au Mali (FER-Mali).

Sans surprise, c’est au contraire la colère qui domine du côté des partis politiques opposés aux autorités de transition actuelle. Ils dénoncent le passage en force du président-colonel Assimi Goïta. Housseini Amion Guindo, président du Codem, du mouvement Jigiya Kura, et surtout du Cadre qui rassemble les partis maliens d’opposition, explique :

Un décret « illégal » et « risqué »


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