Le Mali peut-il se passer de l’opération Barkhane ?

Par Boubacar Haidara* pour TheConversation.com
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Une partie de l'opinion malienne exige la fin de l'opération Barkhane, comme l'indique cette banderole brandie lors d'une manifestation à Bamako le 21 août 2020. 
Une partie de l'opinion malienne exige la fin de l'opération Barkhane, comme l'indique cette banderole brandie lors d'une manifestation à Bamako le 21 août 2020.

Le 20 janvier 2021, une manifestation était annoncée sur l'emblématique place de l'Indépendance de la capitale malienne, Bamako, pour exiger le départ des troupes françaises du Mali. Ses initiateurs ? Des éléments d'un collectif dénommé « Yèrèwolo », dont certains sont aussi membres du Conseil national de transition ? CNT (l'organe législatif de la transition en cours au Mali) ; ainsi que des activistes maliens très actifs sur Facebook. Ces derniers, pour la plupart, résidents en dehors du Mali, notamment en France et aux États-Unis, mais avaient fait le déplacement pour assister à la manifestation.

L'activiste franco-béninois Kémi Séba, qui s'est fait connaître par ses prises de position contre les politiques africaines de la France, s'était aussi déplacé à Bamako pour apporter son soutien aux organisateurs de la manifestation. On savait pourtant très bien, dès l'annonce de celle-ci, qu'elle ne recevrait pas l'autorisation des pouvoirs publics, qui n'hésitent désormais pas à évoquer le contexte sanitaire lié à la Covid-19, ainsi que l'état d'urgence en vigueur, pour interdire tout rassemblement public ne recueillant pas leur assentiment.

Des manifestations semblables s'étaient auparavant sporadiquement tenues au Mali et dans d'autres pays sahéliens, poussant le président français Emmanuel Macron à exiger une clarification de la part de ses pairs du G5 Sahel sur leur volonté de maintenir ou non la force Barkhane dans leurs pays respectifs. Cette « convocatio [...] Lire la suite