Mali: l'inquiétude et les questions des ONG suspendues par le gouvernement

REUTERS/Adama Diarra

Au lendemain de l'annonce par le Mali de la suspension des activités des ONG qui bénéficient de financements français, les ONG concernées pour comprendre ce qu'il va advenir de leurs programmes.

À Paris comme à Bamako, c'est branle-bas de combat. La suspension « à effet immédiat » des activités des ONG bénéficiant de financements français concerne non seulement celles qui travaillent dans le développement, mais aussi celles qui œuvrent pour l'aide humanitaire. L'annonce faite par un communiqué signé du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, intervient quelques jours après que la France a elle-même suspendu son aide publique au développement en direction du Mali.

Le gouvernement malien indique dans son communiqué avoir pris sa décision en conformité avec les principes de la transition : défense de la souveraineté nationale, des choix stratégiques du Mali et des intérêt vitaux du peuple malien.

Désormais, les réunions s'enchaînent aux sièges et antennes locales des ONG concernées. « Nous n'avons pas tout laissé tomber d'un coup ce matin, explique une source chez une coordination humanitaire. Pour le moment, nous sommes en concertations et essayons de comprendre ce que cette suspension implique. »

De nombreuses questions en suspens

Un expert explique que seuls les financements d'institutions françaises sont concernés comme l'AFD ou le Centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères. Il se demande néanmoins si l'administration malienne dispose déjà de toutes ces informations pour une mise en œuvre immédiate de la suspension.


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