Mali-France : contesté, Paris se recentre sur Takuba

Par Le Point Afrique
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À Bamako, la ministre des Armées, Florence Parly, a réfuté avec force les conclusions de l'enquête de l'ONU pointant une bavure de Barkhane lors du bombardement près du village de Bounti, le 3 janvier dernier.
À Bamako, la ministre des Armées, Florence Parly, a réfuté avec force les conclusions de l'enquête de l'ONU pointant une bavure de Barkhane lors du bombardement près du village de Bounti, le 3 janvier dernier.

Cette visite de deux jours au Mali n'aurait pas pu tomber au plus mauvais moment pour la ministre des Armées, Florence Parly. En effet, elle intervient, quelques heures seulement après la publication d'un rapport de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) d'après lequel l'armée française aurait commis une bavure lors du bombardement aérien à proximité du village de Bounti le 3 janvier, tuant dix-neuf civils, outre trois djihadistes qui assistaient à un mariage. Ce que Paris réfute avec vigueur. Alors que le rapport constitue la plus grave mise en cause d'une opération française par les Nations unies depuis le début de l'engagement de Paris au Sahel.

Florence Parly réfute toute bavure des militaires français

Sur place, la ministre des Armées a une nouvelle fois réfuté ces conclusions, en maintenant que « les forces armées françaises [avaient] effectué une frappe aérienne ciblant un groupe armé terroriste identifié comme tel ». « Il y a aussi une guerre dans le domaine informationnel et notre ennemi [?] exploite toutes les polémiques possibles », a-t-elle affirmé, en ajoutant : « Je ne peux pas admettre que l'honneur de nos soldats puisse ainsi être sali. » Sept organisations de défense des droits humains, en France et au Mali, ont exhorté jeudi la France et le Mali à mener une enquête indépendante et transparente. « Il me semble que l'enquête qui a été menée par les Nations unies est indépendante », a répondu Mme Parly, en disant [...] Lire la suite