Mali: dix jours après la fin de la transition, les autorités restent silencieuses

Au Mali, dix jours après la fin de la transition, les autorités restent silencieuses. Un décret présidentiel fixait officiellement l'échéance au 26 mars dernier, mais la présidentielle ayant été reportées sine die, les autorités maliennes de transition sont de facto toujours en place. Depuis dix jours, les appels se multiplient pour l'organisation d'élections et pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel. Les soutiens des autorités tentent de justifier cette situation de vide juridique.

Au Mali, les autorités maliennes de transition font tout simplement comme si de rien n'était. Elles ne jugent toujours pas nécessaire de commenter la fin officielle de la période qu'elles avaient elles-mêmes fixée. Alors, ce sont leurs soutiens qui, dans les médias nationaux ou sur les réseaux sociaux, tentent de justifier la situation. Certaines organisations proches des militaires au pouvoir plaident pour leur maintien de manière indéfinie, en louant leur travail et en expliquant que la « mission » qu'ils se sont attribuée – sécuriser le pays notamment – n'est pas encore terminée.

Sur un plan plus juridique, un article éditorial du journal d'État L'Essor ou encore des membres du Conseil national de transition (CNT) estiment que la charte de la transition promulguée il y a près de quatre ans, en septembre 2020, prévoit que la transition ne prend fin qu'après l'élection d'un nouveau président. La nouvelle Constitution promulguée en juillet dernier « ramène également au fait électoral », assurent certaines voix au CNT.


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