Mali : coup de projecteur sur la Minusma, qui entame son 6e mandat

franceinfo Afrique
Créée en 2013, la mission tente depuis six ans d'assurer le maintien de la paix au Mali, dans un contexte de recrudescence de la violence.

L'explosion d’un véhicule de la Minusma à Kidal (nord-est du pays), le 10 juillet 2019, a fait plus de peur que de mal. Mais l'attaque démontre, si besoin en était, la récurrence des violences terroristes dans la région ces derniers mois. L'ONU, qui a récemment insisté sur "la nécessité de progrès urgents dans la mise en œuvre d'un accord de paix au Mali", vient ainsi, le 28 juin dernier, de reconduire la mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) jusqu'en juin 2020.

La Minusma en quelques chiffres

Son nom nous est familier, mais la réalité qu'elle recouvre l'est un peu moins. La Minusma, ce sont :

- 55 pays contributeurs
- 13 300 soldats et 2000 policiers mobilisés
- 13 sites d'intervention différents, répartis au nord, est et ouest du Mali
- 123 morts et 358 blessés graves depuis le début de la mission parmi ses soldats.


Cette opération militaire internationale, créée par résolution de l'ONU le 25 avril 2013, a pour but de rétablir et maintenir la paix au Mali, en appuyant la mise en œuvre d'accords de paix dans le pays. Elle a pris le relais de la Misma, mission militaire régionale créée en 2012, alors sous commandement de la Cédéao et de l'Union africaine.

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