Mali : le chef de l'opposition Soumaïla Cissé a bien été enlevé

Par Le Point Afrique
Soumaïla Cissé est porté disparu depuis mercredi après-midi alors qu’il était en campagne électorale dans la région de Niafounké. 

Après plusieurs heures de flou, la nouvelle qui tournait sur les réseaux sociaux vient d'être confirmée par le gouvernement malien. Mais que s'est-il passé ?


C'est la panique générale depuis hier au Mali. Soumaïla Cissé, 70 ans, est un opposant malien, candidat à plusieurs reprises à l'élection présidentielle. Il aurait été enlevé alors qu'il était en campagne électorale dans le centre du pays pour les législatives. Officiellement, on sait que le parlementaire et chef de file de l'opposition a été vu pour la dernière fois mercredi 25 mars avec une délégation d'une douzaine de personnes à bord de deux 4X4 dans son fief électoral de Niafounké, dans la région de Tombouctou, quand le convoi a été attaqué par des hommes armés et jusqu'à présent non identifiés, a informé ce jeudi le parti qu'il préside, l'Union pour la République et la démocratie, URD.

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Porté disparu

C'est ce jeudi 26 mars après-midi que les informations les plus fiables sont tombées. Son garde du corps a été tué, deux autres membres de son entourage ont été blessés, a relaté devant la presse à Bamako Demba Traoré, un responsable de l'Union pour la République et la démocratie. Les autres, dont Soumaïla Cissé, sont « à cette heure-ci entre les mains des assaillants », a ajouté Demba Traoré. On ignore qui ils sont. La zone est un secteur où opèrent des djihadistes affiliés à Al-Qaïda. Ce sont des « hommes armés, pour nous encore non identifiés, il faut être clair », a tenu à clarifier Demba Traoré.

Un fonctionnaire de Niafounké, que l'Agence France-Presse a choisi de ne pas nommer et dont deux proches faisaient partie de la délégation et sont à présent « libres mais blessés », a mis en cause « un radical opposé à la tenue des élections ».

Dans un communiqué confirmant l'enlèvement, le gouvernement ne dit rien de ses auteurs possibles, mais assure que « toutes les (...)

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