Mali: au moins 16 militaires tués dans une attaque dans le centre du pays

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Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière frappant l'armée malienne depuis celle contre un convoi le 19 août, également dans le centre du Mali, qui avait fait 17 morts.

Une attaque jihadiste présumée contre l'armée dans le centre du Mali a fait au moins 16 morts mercredi parmi les militaires maliens, a-t-on appris auprès de sources de sécurité et médicale maliennes.

Un précédent bilan de l'armée malienne faisait état d'un "bilan provisoire de 5 morts et 8 blessés" dans ses rangs, lors d'une "attaque complexe à l'EEI" (engin explosif improvisé) contre ses troupes en fin de matinée, dont elle ne précisait pas la localisation.

"Le nouveau bilan est de 16 morts et 10 blessés, dont des cas graves", a affirmé une source de sécurité au sujet de cette attaque qui s'est produite sur la route entre Bankass et Bandiagara. Cette source a affirmé que les assaillants avaient également subi des pertes.

L'attaque la plus meurtrière frappant l'armée depuis août

Ce bilan de 16 morts et 10 blessés parmi les militaires maliens a été confirmé par une source au centre de santé communautaire de Bandiagara, soulignant que les 16 corps se trouvaient à la morgue de cette localité.

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière frappant l'armée malienne depuis celle contre un convoi le 19 août sur la route entre Boni et Douentza, également dans le centre du Mali, qui avait fait 17 morts.

Le 28 septembre, cinq gendarmes maliens qui escortaient un convoi d'une entreprise minière avaient péri dans une attaque entre Sébabougou et Kwala, dans l'ouest du Mali. Cette attaque avait ensuite été revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM ou Jnim en arabe), lié à Al-Qaïda, dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Rébellions indépendantiste et jihadiste

Le GSIM a également revendiqué une autre attaque visant le 20 septembre un convoi d'évacuation médicale de l'armée dans le centre du pays, qui avait coûté la vie à quatre militaires maliens, ainsi qu'une embuscade le 12 septembre dans le cercle de Macina, dans la même région, dans laquelle cinq militaires avaient péri.

Depuis le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le Nord en 2012, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, dont de nombreux civils, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention de forces de l'ONU, françaises et africaines.

Les violences, entremêlées à des conflits intercommunautaires, se sont propagées du nord au centre du pays, qui en est devenu le principal foyer, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

Article original publié sur BFMTV.com

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