Mali: en attendant la promulgation de la loi électorale

Alors que le Conseil national de transition (CNT) a adopté vendredi 17 juin la nouvelle loi électorale, le texte doit désormais être promulgué par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta. Le texte proposé par le gouvernement a été profondément amendé par les membres du CNT. Le chef de l’État acceptera-t-il d’endosser tous ces changements ? C’est tout l’enjeu de la bataille politique qui se joue actuellement.

Selon la Constitution, le colonel Assimi Goïta dispose de deux semaines pour promulguer le texte, un délai qui peut être ramené à huit jours en cas d’urgence, selon une publication du constitutionnaliste malien Brahima Fomba.

Cette nouvelle loi électorale est capitale pour le Mali et pour les autorités de transition, qui entendent démontrer, avec ce texte, leur volonté d’avancer vers un retour à l’ordre constitutionnel et ainsi convaincre la Cédéao de lever, lors du sommet du 3 juillet prochain, les sanctions économiques qui frappent le Mali depuis le début du mois de janvier.

Le comité stratégique du M5-RFP « suggère au président de la transition de ne pas promulguer la loi amendée par le CNT » et « de la renvoyer pour une seconde lecture » : le mouvement politique du Premier ministre Choguel Maïga considère que les 92 amendements apportés par l’organe législatif de la transition « dénaturent profondément » le texte initial - proposé par le gouvernement - et participent à une « vaste stratégie globale et multiforme de déstabilisation de la Transition ».


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