Mali: après les retraits britannique et ivoirien, quel avenir pour la force de la Minusma?

© FLORENT VERGNES / AFP

Au Mali, après le Royaume-Uni, c'est la Côte d'Ivoire qui va retirer progressivement ses soldats de la Minusma. Les deux pays cesseront de contribuer à la force onusienne de maintien de la paix, et ils cesseront de le faire plus tôt que prévu. Ces deux retraits en annoncent-ils d'autres ? Que disent-ils de l'avenir de la Minusma et de ses plus de 13 000 Casques bleus au Mali ?

Les retraits du Royaume-Uni et de la Côte d'Ivoire ne sont qu'une demi-surprise. Ils surviennent plus tôt que prévu et constituent clairement une rupture avec les autorités de Bamako, mais après une série de précédents récents.

Niagalé Bagayoko, présidente du Réseau africain pour le secteur de la sécurité (ASSN) : « On a eu une annonce en ce sens de la Suède, une menace de l'Allemagne. Les Égyptiens avaient également momentanément suspendu leur participation. Il est possible que d'autres contingents décident de se retirer. »

Le mandat de la Minusma a été renouvelé en juin, pour un an. D'ici janvier 2023, dans moins de deux mois, la mission onusienne a prévu d'élaborer un rapport d'étape qui est censé évaluer sa capacité à se déplacer et à travailler de manière efficace au Mali.

►À lire aussi : Au Mali, de nouvelles allégations d'exactions de l'armée à Birga, dans le centre du pays


Lire la suite sur RFI