Mali: à Farabougou, l'impatience des villageois après deux semaines de blocus

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Depuis 15 jours, des jihadistes encerclent ce village de la région de Ségou, dans le centre du Mali, et en interdisent l’accès. Alors qu'une tentative de médiation est en cours, les habitants doivent eux prendre leur mal en patience.

« Nous n’avons pas de nouvelles. » Ce villageois de Farabougou assure que toute sa famille va bien, mais ne cache pas un certain sentiment d’abandon. Les vivres largués lundi et mardi par des avions de l’armée malienne ont bien été réceptionnés, mais la nourriture continue de manquer, témoigne-t-il, et surtout les médicaments.

Les médiateurs locaux, qui ont établi un dialogue avec les assaillants, ne ménagent pas leurs efforts, mais le processus engagé prend du temps.

De son côté, le ministère malien de la Défense a exprimé dans un communiqué ses « condoléances émues » aux familles victimes des « tueries » qui ont précédé le blocus, et qui auraient fait, selon les habitants, six morts et neuf disparus. Le ministère indique avoir « renforcé la surveillance aérienne de la zone afin de prévenir toute attaque d’envergure », et décidé de la « progression des troupes terrestres pour briser le siège terroriste. » C’est un communiqué daté du lundi 19 octobre, mais qui n’a circulé que mercredi après-midi.

Depuis plusieurs jours, des sources officielles et locales indiquent que l’avancée des troupes au sol est rendue difficile par l’état des routes, boueuses, et la crainte d’éventuelles mines. Les médiateurs restent quant à eux opposés à une intervention militaire. Ils souhaitent obtenir de façon pacifique la levée du blocus afin d’éviter un nouveau cycle de violences dans la zone.

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