Malgré le confinement, des chasseurs autorisés à reprendre le fusil

Geoffroy Clavel
Pour éviter que se multiplient les dégâts provoqués par des sangliers ou des cerfs, certaines préfectures ont décidé de rouvrir exceptionnellement la chasse, et ce malgré l’interdiction qui prévaut en période de confinement.

CHASSE - Les images ont fait le tour du monde. Au Japon, en Thaïlande et même à Paris, des animaux sauvages, d’habitude discrets, ont fait leur retour dans les centres-villes à la faveur du confinement ordonné contre l’épidémie de coronavirus. Dommage collatéral de cette nature qui reprend ses droits, certaines espèces menacent aussi des ressources agricoles cruciales, faute d’une régulation adéquate.

C’est pour éviter que se multiplient les dégâts provoqués par des sangliers ou des cerfs que certaines préfectures ont donc décidé de rouvrir exceptionnellement la chasse, et ce malgré l’interdiction qui prévaut en période de confinement.

Pour l’heure, ces dérogations se comptent sur les doigts d’une main. Et elles s’accompagnent de conditions strictes. Dans les Landes, la préfecture a autorisé la chasse aux animaux nuisibles pour les récoltes, tout particulièrement le sanglier, à condition de l’exercer seul et en respectant les gestes barrières. Les battues collectives sont, elles, toujours bannies. Le dépeçage des animaux peut s’effectuer à deux à condition de respecter un mètre de distance entre les deux individus.

Ailleurs, dans l’Aube, la préfecture a autorisé la reprise de l’agrainage en forêt, une méthode (contestée) qui permet d’attirer le gibier en répandant du grain. Objectif: nourrir les sangliers sur leurs lieux de vie pour éviter qu’ils ne dévastent les terrains agricoles. Même scénario en Côte d’Or où l’agrainage doit se pratiquer seul.

Jointe par Le HuffPost, la Fédération nationale des chasseurs confirme de “rares” dérogations à la règle de confinement interdisant toute activité cynégétique. Elle précise que, lorsque la chasse est exceptionnellement autorisée, les chasseurs doivent se munir de leur permis de chasse, d’une copie de l’arrêté préfectoral ainsi que de leur attestation de déplacement individuelle en cochant la case renvoyant à des missions d’intérêt général.

Par ailleurs, avec ou sans dérogation, les chasseurs sont d’ores et déjà autorisés à...

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