Malgré le variant anglais, l’Espagne ne reconfine pas non plus

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Le variant anglais n’est pas près d’arrêter sa course folle en Espagne. Cette semaine, le nombre de cas confirmés a augmenté de 60% dans le pays. Le mutant serait même à l’origine, selon les autorités sanitaires, de 11 décès dans une maison de retraite de Madrid, soit un quart des pensionnaires, alors que les 17 membres du personnel étaient, vendredi, tous infectés. Selon l’épidémiologiste en chef du gouvernement, Fernando Simón, le variant anglais pourrait bien devenir la souche dominante en Espagne dès la fin du mois de février.

Faut-il alors reconfiner, comme au plus fort de la première vague au printemps dernier? Non. "Pendant la première vague, nous avons confiné le pays pendant presque trois mois. Mais nous avons retenu des vagues successives que l’on pouvait freiner la pandémie avec des mesures plus chirurgicales", nous confie la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González.

La cogouvernance nationale et locale

Les confinements sont devenus plus ciblés géographiquement, par régions, villes ou même quartiers en laissant aux gouvernances locales des menus d’options variées pour que la lutte soit davantage décentralisée. "Dans des régions où le taux d’incidence est de 150 cas pour 100.000 habitants, on ne se bat pas de la même façon que dans celles où l’on peut avoir de 700 à 800 cas pour 100.000 habitants", explique Arancha González. C’est ainsi qu’au Pays basque espagnol les habitants ont interdiction de sortir du périmètre de leur localité. Ou qu’en Gal...


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