Malgré un nouveau scrutin, retour à la case départ

PHOTO SUSANA VERA / REUTERS

Après six mois sans gouvernement, les Espagnols ont été rappelés aux urnes le 26 juin. Le conservateur Mariano Rajoy en sort comme le grand gagnant, en améliorant ses résultats de décembre, avec 33 % des voix et 137 sièges, 14 de plus qu’en décembre. Les socialistes ont résisté comme deuxième force, avec 22,6 % et 86 sièges, soit cinq de moins.

Mais le PSOE reste devant Podemos, alors que les sondages prévoyaient que le leader socialiste Pedro Sánchez allait couler. C’est une épreuve réussie, même si cela reste quand même le pire résultat historique du parti.

Le souci est qu’aucun des deux partis traditionnels n’a atteint la majorité necessaire pour gouverner seul. “Les élections du 26 juin ont ramené l’Espagne au 20 décembre dernier”, écrit le journal El Español. Le rapport de forces à l’issue du vote était sensiblement le même, et aucun accord n’avait été trouvé pour former un gouvernement.

C’est de nouveau le blocage, sans que ni la droite ni la gauche n’arrivent aux sièges nécessaires pour gouverner : 169 sièges pour le centre droit contre 156 pour la gauche. En 2015, c’était 163 contre 159. L’expérience devrait servir de leçon pour ne pas commettre les mêmes erreurs.”

Le changement le plus significatif, selon El Español, c’est que la stratégie de la peur menée par Rajoy pour freiner la montée de Podemos lui a permis d’attirer quelques élécteurs du parti de centre droit Ciudadanos. “Mais c’est un trophée inutile, puisque les conservateurs restent très loin des 176 sièges nécessaires pour une majorité absolue”, ajoute le pure player.

Déception pour Podemos

Ce qui a surpris la plupart des médias, c’est la stagnation de Unidos Podemos, la coalition entre la Gauche unie et le mouvement Podemos avec laquelle Pablo Iglesias s’est présenté dans cette deuxième élection. Tous les sondages donnaient ce parti comme deuxième force politique, ce qui aurait signifié l’implosion des socialistes. Avec 21 %, il arrive à 71 sièges, seulement deux de plus qu’en décembre, ce qui rend impossible mathématiquement la formation d’un gouvernement d’union à gauche.

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