Malgré l'affaire United Airlines, le surbooking a encore de beaux jours devant lui

Libération.fr
Qualifié de technique commerciale, le surbooking consiste à vendre plus de billets qu’un appareil ne contient de sièges, en spéculant sur les annulations.

La vente en surnombre de billets d'avion demeure incontournable et autorisée par la législation européenne. Seul le débarquement d'un passager déjà installé à bord reste dans le flou juridique.

Les images prises par les téléphones mobiles des passagers ont parcouru la planète, bien plus rapidement qu’il ne le faudrait à un avion long-courrier. On y voit, le dimanche 9 avril au soir, un passager sorti manu militari d’un avion de la compagnie aérienne United Airlines par des agents de sécurité. L’homme n’a ni bu ni agressé l’équipage. Il a simplement refusé de céder son siège dans un avion surbooké qui assure la liaison entre Chicago et Louisville (Kentucky). En l’occurrence ce jour-là, il s’agissait de faire de la place à un équipage en cours d’acheminement pour assurer un autre vol de la compagnie United. Depuis, le PDG du transporteur a présenté des excuses, et le passager blessé au nez a annoncé via son avocat son intention de porter plainte.

Reste la pratique à l’origine de cette bavure : le surbooking, ou la surréservation dans la langue de Molière. Qualifié de technique commerciale et accepté par la législation européenne, cet usage consiste à vendre plus de billets qu’un appareil ne contient de sièges, en spéculant sur les annulations. L’objectif est de maximiser le taux de remplissage des avions. Dans le transport aérien comme dans l’hôtellerie, ce qui n’est pas vendu est en effet perdu. Lorsque le surbooking fonctionne bien, les annulations y compris celles de dernière minute compensent les billets vendus en surnombre.

Des indemnisations de 150 à 600 euros

Pour parvenir à cet équilibre, les compagnies aériennes s’appuient sur de puissants algorithmes qui retracent l’historique d’un trajet. Ainsi, pour décider du nombre de billets à vendre sur un Paris-Buenos Aires en avril 2017, l’ordinateur analyse le nombre de billets vendus sur la même destination les années précédentes. Il arrive néanmoins que l’ordinateur bugue. L’affaire se règle en général à (...)

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