Malgré les caricatures du Mélenchon bashing, notre Avenir en commun est possible

Bastien Parisot
Malgré les caricatures du Mélenchon bashing, notre Avenir en commun est possible.

"Ça va pas l'faire"

Repas de famille lundi soir, ça parle de politique. Et me voilà, rincé, appuyé sur un coude: "je crois que ça va pas l'faire". Je pense qu'ils n'y ont pas cru. Un invité me relance. Je soupire: "Je crois qu'on ne sera pas au second tour". J'explique que l'acharnement médiatique anti-Mélenchon risque de payer. Il y a 5 ans, bon nombre de médias ont appelé à voter Hollande plutôt que Mélenchon: "la Gauche qui peut gouverner", "la Gauche réaliste", "le vote utile face à Le Pen". Je souligne que la même poudre aveuglante est jetée à la tronche des électeurs ces jours-ci, avec Macron cette fois, jusqu'à leur faire oublier qu'on parle d'un type qui a été ministre de l'économie lors du quinquennat Hollande, et qui porte un programme ultra-libéral.

Le Mélenchon-bashing sévit depuis 15 jours pour que les gens prennent peur. Cuba, Castro, Venezuela, Chavez, Poutine, totalitarisme... Le Président "socialiste" qui tacle Mélenchon à la gorge, alors qu'il n'a pas dit un mot sur Le Pen ou sur le reste de la campagne. Tout est bon.

La blessure

Amer moment de campagne. Moi, l'Insoumis convaincu, me voilà pessimiste. L'étudiant qu'on a surnommé Jean-Luc ou Le Che dans ses écoles de com', prêt à encaisser la défaite promise.

Tout cela ne m'a pas fait changer d'avis. Je voterai Mélenchon, avec conviction, mais le temps de quelques heures, le travail de sape m'a fait mettre un genou à terre.

Blessé face à tant de haine. Je vomis le FN des Le Pen. J'ai marché face aux militants de Civitas pour réclamer l'égalité des droits devant le mariage pour les citoyens homosexuels. Je défends le vote pour les étrangers, ils participent à la société, payent l'impôt comme toi et moi, alors ils ont quand même leur mot à dire sur ce qui se passe. Je soutiens le chômeur, parce que rien ne peut passer avant l'idée de filer à bouffer à ses mômes, rien ne peut justifier que la société plonge un individu dans la misère ou la précarité. Je défends l'égalité des droits entre...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post



En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages