La maladie du soda, un fléau mondial

Elsa Mari
Sucre, soda, gras… A trop consommer ces produits, le foie se gorge de graisse au fil des années jusqu’à cesser de fonctionner

Entre un et deux millions de Français sont touchés par la NASH, en pleine extension, en raison de notre alimentation trop riche. Les médecins lancent l’alerte.

Les mots sont forts, le ton informatif, en apparence, fataliste. « Si on continue, la France n’aura jamais assez de greffons pour sauver tout le monde », s’échauffe Dominique Lannes, hépato-gastro-entérologue, médecin à la Clinique du Trocadéro et Mont-Louis, à Paris. La maladie du soda, fléau longtemps sous-estimé, connaît actuellement une telle escalade qu’elle est l’un des sujets les plus discutés au congrès européen d’hépatologie qui se tient, jusqu’à dimanche, Porte de Versailles. Près de 10 000 spécialistes échangent sur cette pathologie qui affole dans le monde et l’Hexagone.

On estime que 30 % des Français ont un foie trop gras, causé par l’excès de sucre et de graisse. Et que 10 % d’entre eux, soit 1 à 2 millions de la population, sont au stade de la NASH ou « maladie du soda », c’est-à-dire que cette accumulation a créé une inflammation. Sans qu’on sache pourquoi certains la développent et d’autres non.

« Le terme NASH est appelé à devenir un nom commun comme l’acronyme SIDA »

Le foie peut devenir fibreux, mal fonctionner, évoluer vers une cirrhose ou un cancer. « On en voit chez des gens de plus en plus jeunes qui n’ont jamais bu une goutte d’alcool », explique Dominique Lannes. Depuis un an, les voix des médecins s’élèvent, et les labos cherchent, à tout prix, un médicament. Ce docteur de 58, ans qui vient de publier « Nash, la maladie de la malbouffe » (Flammarion), va plus loin. Il prédit un futur inquiétant à l’heure où l’obésité atteint les 17 % et la sédentarité explose : « Le terme NASH est appelé à devenir un nom commun comme l’acronyme SIDA ».

 

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Pourquoi apprend-on si tard qu’une telle épidémie mondiale est en cours ? Pendant des années, les spécialistes sont passés à côté, focalisés sur l’hépatite B et C, ennemis n°1 à abattre. Ils étaient aussi persuadés que l’alcool était la seule cause (...)

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