Maladie professionnelle : un processus laborieux pour la reconnaissance du Covid-19

Depuis presque une année, la vie d'Affoue Rosalie Allah est bouleversée. L’aide-soignante, salariée d’un Ehpad à Paris, a été contaminée au tout début de l’épidémie, en mars 2020. "À la suite de ça, le Covid a entraîné une maladie du cœur, confirmée par deux fois par le cardiologue", précise-t-elle. Depuis octobre dernier, elle a repris le travail, seulement deux jours par semaine. Reconnaissance seulement pour les formes respiratoires graves La reconnaissance comme maladie professionnelle lui offrirait des indemnités journalières et une prise en charge à 100% de ses frais médicaux. "Financièrement, c’est très très difficile. Depuis le Covid, je suis endettée", affirme l’aide-soignante. Mais pour elle, qui souffre du cœur et non pas des poumons, le processus risque d’être laborieux. Si la reconnaissance est automatique pour les soignants et les intervenants à domicile ou en Ehpad, c’est à la condition d’avoir développé des formes respiratoires graves. Pour les autres, il faut passer devant un comité qui établit un lien entre la maladie et le travail.