Maladie d'Alzheimer : les transfusions sanguines ralentiraient progression de la maladie

Principale forme de démence dans le monde, la maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative, pour laquelle il n'existe pas de moyen de guérison. Causée par l'accumulation d'agrégats protéiques anormaux dans le cerveau, elle évolue lentement, sur des années, mais finit toujours par provoquer la mort de la personne atteinte. Plus précisément, ce sont les protéines Tau et les peptides amyloïdes bêta qui sont les responsables : les bêta-amyloïdes s'accumulent et forment des plaques amyloïdes sur l'extérieur des neurones et bloquent ensuite la communication interneuronale. Les protéines Tau, quant à elles, sont retrouvées déformées, enchevêtrées et présentes en grande quantité au niveau des neurones détruits.

On compte environ 50 millions de cas dans le monde, et près d'un million en France, avec une majorité de personnes de plus de 65 ans. Bien souvent, la maladie est détectée trop tard. Lorsque les premiers symptômes apparaissent, comme la perte de mémoire, les troubles du langage, de l'humeur, ou la désorientation… le cerveau est déjà endommagé. Bien qu'il n'existe pas de traitement spécifique pour stopper ou même ralentir la maladie, des chercheurs ont étudié un moyen de prévenir l'agrégation des protéines bêta-amyloïdes et leur dépôt cérébral. Leur technique, détaillée dans une publication de la revue Nature - Molecular Psychiatry, repose sur un échange sanguin, c'est-à-dire un grand nombre de transfusions sanguines.

Ce sont les plaques amyloïdes et les dégénérescences neurofibrillaires liées aux protéines Tau qui dégradent les neurones du cerveau des personnes malades. © Université de McGill
Ce sont les plaques amyloïdes et les dégénérescences neurofibrillaires liées aux protéines Tau qui dégradent les neurones du cerveau des personnes malades. © Université de McGill

Le développement de plaques amyloïdes réduit de 40 à 80 % chez les souris

Actuellement, les traitements testés ne fonctionnent pas, principalement pour une raison d'après les chercheurs : les molécules thérapeutiques sont arrêtées par la barrière hématoencéphalique, qui isole le cerveau de la circulation sanguine et sert de filtre. Ainsi, plutôt que de tenter d'éliminer...

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