Dans la maladie d'Alzheimer, Élie Semoune trouve "tout dégueulasse"

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“Armez-vous de patience, ne lui en voulez pas s’il vous fait répéter dix fois, entourez-le d’amour”, indique Elie Semoun (Photo: Jean Catuffe via Getty Images)
“Armez-vous de patience, ne lui en voulez pas s’il vous fait répéter dix fois, entourez-le d’amour”, indique Elie Semoun (Photo: Jean Catuffe via Getty Images)

ALZHEIMER - “Armez-vous de patience, ne lui en voulez pas s’il vous fait répéter dix fois, entourez-le d’amour.” À l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer ce mardi 21 septembre, Élie Semoun revient sur les moments passés auprès de son père qui en souffrait, dans une interview accordée au Parisien.

L’humoriste était déjà à l’origine d’un documentaire sur le quotidien de son père, frappé par la maladie d’Alzheimer, intitulé Mon vieux et diffusé en décembre 2020. Dans celui-ci, on suivait la relation complexe entretenue par Élie Semoun et son père jusqu’à son décès en septembre 2020.

Aujourd’hui, s’il continue à se mobiliser contre cette maladie, c’est parce qu’il a “senti que je ne parlais pas seulement de la famille Semoun mais de toutes les autres”, souligne-t-il auprès du Parisien. Désormais parrain de la Fondation pour la recherche médicale, il avait alors reçu de très nombreux messages à la suite de la diffusion de son documentaire.

“On s’abîme psychologiquement”

Dans cette interview, Élie Semoun revient également sur le rôle difficile qui a été le sien, celui d’aidant. “Très souvent, il venait à la maison où il restait 15 jours. Il ouvrait la porte de ma chambre en pleine nuit, il regardait si j’étais là et il me posait des questions. On s’abîme psychologiquement, on devient fou. Je craquais et je le ramenais à Lyon chez ma sœur”, raconte-t-il. Finalement, sa sœur et lui décident de le confier à un Ehpad. “L’autre étape a été de le convaincre d’y aller, de lui faire croire que ça allait être sympa, de tout positiver alors qu’au fond, c’était à pleurer. Mais on ne peut pas faire autrement. À un moment, il faut passer au-delà de sa culpabilité.”

Sur la maladie d’Alzheimer, il ne pèse pas ses mots: “Tout est dégueulasse dans cette maladie. Avec ma sœur, on se disait parfois, ‘vivement qu’on en finisse’ car notre père était une charge, un poids. Évidemment, c’était l’impatience, la tristesse, la colère qui nous faisaient penser cela. Personne ne veut voir son père, le Superman de son enfance, perdre ses facultés. Ce spectacle est si dur qu’on a parfois envie qu’il cesse.”

L’humoriste estime enfin que le confinement a accéléré la “chute” de son papa, qui s’est cru abandonné pendant deux mois. Il conclut avec ce message adressé aux familles ayant un proche atteint de la maladie. “Pensez aussi à vous protéger.”

À voir également sur Le HuffPost: Élie Semoun à l’épreuve de la maladie d’Alzheimer de son père dans “Mon Vieux”

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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