"La maladie c'est comme la guerre": Bernard Tapie évoque son combat contre le cancer

Robin Verner
·2 min de lecture
Bernard Tapie sur le plateau de TF1 - TF1
Bernard Tapie sur le plateau de TF1 - TF1

Les Français ont appris au fil du temps à s'habituer à son élocution étouffée par la maladie. L'homme d'affaires et comédien, ex-ministre, ex-député européen et ancien président de l'Olympique de Marseille, Bernard Tapie, s'est exprimé ce lundi soir chez nos confrères de TF1. Si l'interview a d'abord roulé sur le cambriolage violent dont il a été victime dans sa maison de Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, avec son épouse il y a trois semaines, la discussion a vite abordé le sujet de son cancer, qu'il avait évoqué pour la première fois il y a quatre ans.

Il a notamment détaillé l'extension de sa maladie désormais: "Il faut reconnaître que mon médecin a un drôle de handicap. J’ai l’estomac, l’œsophage, les poumons, les reins, j’ai maintenant le cerveau pfff… Il n'est pas tombé sur un mec facile, mais voilà je vais essayer."

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"Il faut avoir honte de manquer de courage face à la maladie"

Car Bernard Tapie l'a martelé: il compte bien tout faire pour vaincre son mal. "La science va à une vitesse incroyable. Donc il faut se battre", a-t-il dit notamment. Il a alors élargi son propos:

"Je me fais soigner à l’assistance publique. Je suis au milieu des autres, c’est un peu comme à la guerre. Pendant la guerre, il y avait des petits bonhommes qui n'avaient pas une grande gueule, mais quand il fallait sortir des tranchées, ils étaient les premiers. La maladie, c’est pareil. Certains n’ont pas de charisme, ils ne la ramènent pas mais ils se battent comme des fous. D’autres, qu’on croyait très forts, s’effondrent. Il faut que chacun trouve le mobile de son combat. Celui qui est universel, c’est d’arrêter de faire souffrir ceux qui sont autour de nous." "J’essaye d’être heureux dans la vie et de rendre les gens heureux autour de moi", a-t-il lancé un peu plus tard.

"On ne doit pas se vanter d’avoir ce courage mais honte de ne pas l’avoir. Il faut l’avoir, il est à la portée de tous", a encore affirmé Bernard Tapie.

Article original publié sur BFMTV.com