Le mal de terres

Libération.fr

Les exploitants agricoles âgés manquent de repreneurs, alors que les plus jeunes ont des difficultés à trouver des terrains.

Quelle vitrine pour l’agriculture française ! A Kaboul, la seule occasion, pour les agriculteurs, de présenter leurs produits, c’est le marché… A Paris, au Salon de l’agriculture, qui s’est terminé dimanche, ils étaient des milliers à mettre en avant leur production, leurs immenses tracteurs, leurs outils modernes… Pourtant, on entend partout que l’agriculture en France est en crise, que les agriculteurs ne gagnent pas assez d’argent et que bientôt il n’y aura plus de paysans. Difficile d’y croire vu d’Afghanistan, où l’agriculture traditionnelle est la principale ressource et activité du pays.

«Jeunes passionnés»

D’autant que la France est une grande puissance agricole. Au salon, nous avons enquêté auprès des exploitants pour comprendre leur parcours. Celui des jeunes qui veulent se lancer, mais aussi des plus anciens, proches de la retraite. Avec entre les deux, un enjeu : la transmission de la terre entre générations.

Pour les agriculteurs français, trouver un repreneur est parfois difficile. Si certains ne veulent tout simplement pas céder leurs terres, parce qu’ils y sont attachés, d’autres ne peuvent pas le faire. Pour améliorer leurs retraites, des agriculteurs vendent par exemple leurs parcelles au plus offrant. Elles sont parfois utilisées pour des projets d’urbanisation. «Arrivés à l’âge de la retraite, d’autres préfèrent garder leur statut d’agriculteur et font appel à des prestataires pour cultiver leurs terres et continuer à toucher les aides de la Politique agricole commune», souligne Joël Limouzin, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Ce qui représente une entrave à l’installation. Pour les repreneurs, les choses sont aussi compliquées. «Aujourd’hui, 7 000 emplois agricoles sont détruits tous les ans en France, à cause des départs en retraite ou des cessations d’activité. En (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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