Une majorité de Marocaines manifestent leur opposition à hériter autant que les hommes

© Sipa

Une étude menée en 2020 par l’Association des femmes marocaines pour la recherche et le développement (Afemard), en partenariat avec l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH), a ravivé les débats de l’égalité entre les hommes et les femmes face à l’héritage au Maroc. Le ta’sib, une règle inscrite dans le Code marocain de la famille (Moudawana), en vigueur depuis des centaines d’années dans le pays, veut que les femmes héritent de la moitié de la part des hommes. Si la fille est orpheline, la moitié de l’héritage revient automatiquement à des parents masculins du défunt, même très éloignés ou inconnus de la famille.

Le rapport, présenté le 15 juin, visait à sonder l’opinion publique sur les inégalités en matière de succession en vue d’explorer un projet de réforme. 82 % des personnes sondées affirment être favorables à la règle selon laquelle « un homme a une part équivalente à celles de deux femmes ». Et parmi les réfractaires à une modification de la loi, une large majorité de femmes. 84,5 % d’entres elles estiment ainsi que l’engagement d’un débat sur l’égalité des sexes est inutile.

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En pratique, de plus en plus de familles sans descendant masculin ont cependant recours à des usages de forme pour permettre aux femmes d’hériter. Des pratiques qui témoignent de « l’intérêt de débattre publiquement des dispositions légales du droit successoral, identifier ses problématiques et diagnostiquer les contr...


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