Sa majesté Oprah Winfrey

·2 min de lecture

Les confidences qu’elle reçoit sont toujours les plus explosives. Celles de Meghan et Harry, le 7 mars, font trembler jusqu’à la monarchie britannique. Depuis trente-cinq ans, l’ex-petite fille pauvre du Mississippi enchaîne révélations et records d’audience, et chacun de ses entretiens a la valeur d’une bénédiction.

C’est sa terre promise. Elle se l’est offerte quand elle a décidé de prendre sa « retraite », en 2011, rassasiée par vingt-cinq ans de règne sans partage sur la télévision américaine. Oprah Winfrey a quitté ses studios de Chicago, où les hivers sont rudes, pour s’installer à Montecito, en Californie, où l’été dure toute l’année. Elle s’est acheté pour 50 millions de dollars un terrain de 26 hectares, avec vue panoramique sur le Pacifique et les montagnes, sur lequel elle a construit un palais de 2 000 mètres carrés baptisé « Promised Land ».

Lire aussi:Meghan et Harry interviewés par Oprah Winfrey : les 10 confessions chocs

De style « néogéorgien », cette demeure d’un luxe inouï rappelle les grandes bâtisses à colonnades du sud des Etats-Unis, où elle est née. Le clou du domaine, c’est le parc avec sa roseraie, son pavillon qui sert à prendre le thé et, surtout, les douze chênes centenaires que la déesse Oprah appelle ses « apôtres », plantés au bout de l’« allée Alléluia »… Elle a négocié l’interview dans ce domaine féerique. Au téléphone. Elle aurait pu se déplacer : Meghan et Harry habitent non loin, dans une maison bien moins royale. Trop risqué. Les paparazzis veillaient. Il fallait éviter les fuites. Oprah Winfrey et Meghan Markle étaient faites pour s’entendre. Rien ne prédestinait l’une et l’autre à tant de succès, de bruit, de titres, d’honneurs, de renommée…

« Mon père m’a sauvé la vie », assure la vedette

En 1954, quand Oprah naît à Kosciusko, une bourgade de quelques milliers d’habitants aux confins du Mississippi, un des Etats les plus pauvres du pays, Vernita Lee, sa mère, femme de ménage, ne peut pas s’appuyer sur son père, Vernon Winfrey, boyfriend de passage, pour l’élever. Elle confie son enfant à(...)


Lire la suite sur Paris Match