La maison Yves Saint Laurent sommée de retirer ses affiches "dégradantes" pour la femme

Sara Taleb
La maison Yves Saint Laurent sommée de retirer des affiches "dégradantes" pour la femme

PUBLICITÉ - L'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), qui a jugé "dégradantes" lundi les affiches de la dernière campagne publicitaire de Saint Laurent, a sommé ce mardi 7 mars la maison de haute couture de les retirer au plus vite.

"En attendant que le jury de déontologie publicitaire de l'ARPP ne se réunisse vendredi, nous avons pris position, en écrivant à Saint Laurent, leur expliquant que les messages diffusés ne sont pas conformes aux règles déontologiques, en termes d'image et de respect mais aussi de représentation du corps", a indiqué à l'AFP Stéphane Martin, directeur général de l'autorité chargée de réguler la publicité.

L'ARPP a ainsi demandé à Saint Laurent de "faire tout (son) possible pour faire cesser la diffusion, de retirer ces images ou de les changer", a précisé Stéphane Martin.

Deux affiches de la nouvelle campagne Saint Laurent, visibles à Paris, font polémique. Sur l'une, une femme apparaît jambes écartées, en talons et collants résilles. Sur l'autre, une jeune femme très amaigrie, sur talons aiguilles et patins à roulettes, est penchée sur un tabouret dans une position jugée explicite.

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La maison Saint Laurent, contactée, n'était pas joignable mardi.

L'autorité a reçu via son site "120 plaintes pour de multiples motifs": "images dégradantes", "femmes-objets", "valorisation de l'anorexie" et "même incitation au viol, avec la notion des jambes écartées", a énuméré Stéphane Martin.

"Infériorisation de la femme, (...) femme offerte... voilà la variété des images auxquelles ce type de campagne renvoie...

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