Maison individuelle : le casse-tête du financement

Boris Cassel et Odile Plichon
Les banques traditionnelles se révèlent moins efficaces pour acheter

Trouver un établissement qui finance le prêt immobilier relève de la gageure. Surtout depuis que les établissements financiers spécialisés ont mis la clé sous la porte.


Des familles disposant de peu d’épargne, cherchant à emprunter 200 000 euros tout au plus sur 25 à 30 ans, un dossier de prêt complexe à finaliser (achat de la maison, du terrain, impôts locaux, système de consignation de fonds pour les travaux)… Les Français qui rêvent de faire construire leur maison n’ont rien du client idéal pour les banques traditionnelles.

Jusqu’à il y a peu, nombre d’entre eux se tournaient donc vers des établissements spécialisés, comme le Crédit immobilier de France – disparu en 2012, ou encore vers le Crédit foncier, « qui était centré sur les clientèles les plus sociales et les plus fragiles », rappelle Philippe Taboret, le directeur général adjoint du courtier Cafpi.

Les banques traditionnelles moins efficaces

Las ! Depuis avril 2019, ce spécialiste du financement de l’accession sociale à la propriété a arrêté de délivrer des prêts, sur décision de sa tutelle, le groupe BPCE. « L’activité a été intégralement transférée aux banques du groupe », nuance-t-on chez BPCE, le pilote des Caisses d’épargne et des Banques populaires. Les autres établissements classiques, eux aussi, sont davantage sollicités.

Avec la même efficacité ? Non, estiment plusieurs constructeurs de maisons. « Les banques peinent sur ces dossiers multiformes », s’alarme Alexandre Sion, de Maisons Pierre, le troisième constructeur de maisons individuelles en France. « On trouve des solutions, mais pas avec tous les établissements », confirme Maël Bernier, la porte-parole du courtier Meilleurtaux.

Le risque d’une remontée des taux

Autre explication, tout aussi importante, mais moins mise en avant : « Les primo-accédants mettent toutes leurs économies dans leur projet. Après, ils n’ont plus rien à investir en produits financiers bien plus lucratifs pour les banques », décrypte un constructeur. « Pour l’heure, nuance (...)

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