Et si la maison commune européenne était celle de la défense

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Lors de son discours du 9 mai au Parlement européen, à l’occasion de la clôture de la Conférence sur l’avenir de l’Europe (CAE), Emmanuel Macron a rappelé une réalité : l’intégration de l’Ukraine n’adviendra qu’à un horizon lointain. L’énoncé de cette vérité, au titre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE), atténue, à tout le moins temporairement, l’élan d’émotions des responsables européens envers notre voisin en guerre, quitte à décevoir ce dernier. Ce qui vaut pour l’Ukraine vaut également pour la Moldavie et la Géorgie, dont les territoires subissent des sécessions pilotées par la Russie.

Le président de la République a aussi proposé « une communauté politique européenne », comme dépassement de l’Union européenne (UE). Celle-ci revêtirait une vocation continentale, recouvrirait  plusieurs domaines d’action et serait comparable à la « confédération européenne », esquissée en 1989 par son prédécesseur François Mitterrand.

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La priorité de l’Ukraine et de la Géorgie est et restera leur intégration dans un système d’alliance militaire

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En revanche, il laisse de côté un parallèle plus pertinent, celui de la « maison commune », formulée un an avant par Mikhaïl Gorbatchev, et dont les principes étaient plus adaptés. Or, l’Europe compte à ce jour 44 États y ayant leur capitale, dont 26 sont membres de l’UE (Chypre, le 27e, est en Asie), alors que, il y a trois décennies, le continent en comptait 33, dont 12 au sein des communautés européennes. François...


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