Mairie de Barcelone : Manuel Valls, faiseur de reine

Henry de Laguérie, correspondant à Barcelone (Espagne)
Ada Colau reste à la tête de la mairie de Barcelone grâce au soutien de Manuel Valls

L’ancien Premier ministre socialiste était le grand perdant des municipales du 26 mai. Mais sa rupture avec ses alliés de droite a permis la réélection au fauteuil de maire d’une figure de la gauche radicale.


L’indignée Ada Colau, figure de la gauche radicale en Espagne, n’imaginait sûrement pas conserver la mairie de Barcelone grâce aux voix de celui qu’elle qualifiait de « candidat des élites ». Samedi, pourtant, elle a été réélue avec le soutien décisif de Manuel Valls, et l’appui des socialistes.

Grand perdant des élections municipales dans la capitale de la Catalogne, l’ancien Premier ministre français, arrivé en 4e position, a bousculé la donne et s’est retrouvé au centre du jeu en offrant sans contrepartie ses voix à l’ex-militante pour le droit au logement.

Objectif affiché : barrer la route à l’indépendantiste catalan Ernest Maragall, sorti en tête des élections. « La politique consiste souvent à prendre la moins mauvaise décision » argumente Valls, qui fustigeait pourtant en Colau « la représentante du populisme ». La décision du franco espagnol a étonné tout le monde dans un pays où l’on n’a pas vraiment l’habitude de sortir de sa zone de confort.

« Ma culture française, celle du 2e tour et du rassemblement m’a aidé »

« J’ai changé une certaine conception sectaire de la vie politique en Espagne, confie au Parisien Manuel Valls. Ma culture française, celle du 2e tour et du rassemblement m’a aidé. Dans les partis, beaucoup ne le comprennent pas ici ». C’est d’ailleurs pour cela qu’il a pris ses distances avec ses alliés de Ciudadanos (centre droit), parti qui l’a soutenu mais s’est depuis rapproché de l’extrême droite.

« Ça nous a tous surpris » concède Colau. Pour la maire de gauche, accepter les voix de celui qui est considéré à Barcelone comme un homme de droite n’a pas été facile. En campagne, des supporters d’Ada Colau étaient venus interrompre un meeting de l’ancien socialiste aux cris de « dehors le fasciste » ! Lors de son discours d’investiture samedi, (...)

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