Des maires veulent rouvrir les commerces de proximité malgré le confinement

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DES MAIRES VEULENT ROUVRIR LES COMMERCES DE PROXIMITÉ MALGRÉ LE CONFINEMENT
DES MAIRES VEULENT ROUVRIR LES COMMERCES DE PROXIMITÉ MALGRÉ LE CONFINEMENT

PARIS (Reuters) - Des maires de France préparent une initiative commune afin d'autoriser la réouverture de commerces de proximité contraints à la fermeture par le nouveau confinement, annonce Anne Hidalgo, la maire de Paris, au Journal du dimanche, alors que plusieurs communes ont déjà pris des arrêtés autorisant des commerçants à poursuivre leur activité.

Les mesures gouvernementales entrées en vigueur vendredi ne permettent que l'ouverture des commerces considérés comme essentiels, tels les magasins d'alimentation ou les pharmacies.

Elles ont suscité dès leur annonce, jeudi, de vives protestations contre la fermeture forcée des librairies indépendantes alors que les grandes surfaces et les sites de vente en ligne étaient autorisés à continuer de vendre des livres. Cela a finalement conduit le gouvernement à contraindre les enseignes de grande distribution à fermer leurs rayons de produits culturels.

Mais samedi plusieurs maires, à Dijon (Côte-d'Or), Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) ou Yerres (Yvelines), entre autres, ont pris des arrêtés permettant l'ouverture de certains commerces.

L'Association des maires de France (AMF) a quant à elle demandé le réexamen de la notion de commerces de première nécessité, en citant les librairies et les salons de coiffure.

Dans un entretien au JDD, Anne Hidalgo "déplore que certains commerces de proximité, plus que jamais nécessaires pour maintenir le lien social et lutter contre les effets de l'isolement, aient été fermés, au moins dans un premier temps, comme les librairies ou les salons de coiffure".

"Avec d'autres villes, nous allons prendre une initiative commune, comme l'a fait Dijon, pour autoriser la réouverture des librairies indépendantes", ajoute la maire de Paris.

Le gouvernement n'entend toutefois pas laisser les communes remettre en cause les règles nationales.

"Les arrêtés pris par les maires sont illégaux et ils le savent", prévient ainsi, toujours dans le JDD, Olivier Dussopt, le ministre délégué aux Comptes publics.

Il reconnaît toutefois que "c'est un sujet sur lequel nous devons tous travailler".

(Marc Angrand)