Les maires sont dans leur rôle en adoptant des arrêtés antipesticides dans leurs villes, affirme le secrétaire général de l'AMF

franceinfo

Le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), au nord de Rennes, comparaît jeudi 22 août devant le tribunal administratif pour avoir pris en mai un arrêté interdisant l'usage de pesticides près des habitations afin de "protéger la santé" de ses administrés.

"Nous considérons que l'utilisation de ces types de produits représente un véritable danger pour la santé de nos concitoyens", a appuyé sur franceinfo Philippe Laurent, secrétaire général de l'Association des Maires de France (AMF), qui a pris une décision similaire dans sa ville de Sceaux.

franceinfo : Sur quel fondement avez-vous basé l'interdiction des pesticides dans votre ville ?

Philippe Laurent : Nous sommes une vingtaine de maires à avoir pris ces initiatives. Vous constaterez que c'est vrai en milieu rural, comme à Langouët mais aussi en milieu urbain, comme à Sceaux, à Gennevilliers, ou encore à Dijon. C'est un fondement de santé publique, simplement. Nous considérons que l'utilisation de ce type de produits représente un véritable danger pour la santé de nos concitoyens (...) Nous, les maires qui avons pris cette initiative, avons considéré qu'il s'agissait des affaires de la commune. Pour ce qui concerne une ville comme Sceaux, ce sont les copropriétés qui peuvent poser problème, ainsi que l'utilisation de ces produits par les transporteurs, comme la SNCF, ou la RATP.

Il n'y a aucune preuve irréfutable de la dangerosité du glyphosate ou autres pesticides. Vous appliquez donc un principe de précaution ?

Oui. Il n'y a aucune (...)

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