Des maires du Guatemala, du Salvador et du Honduras protestent contre l'exploitation d'une mine

En Amérique latine, des maires du Guatemala, du Salvador et du Honduras s’élèvent ensemble contre l’exploitation d’une mine située au Guatemala. Les produits chimiques toxiques utilisés pour récolter l’or serait répandu, sur des centaines de kilomètres, par le fleuve Lempa.

Selon le collectif « Mancomunidad Trinacional Fronteriza Río Lempa » (Communauté trinationale des municipalités Río Lempa, en français) qui réunit une dizaine de maires, la compagnie canadienne Bluestone Resources gérant la mine Cerro Blanco veut en faire une exploitation à ciel ouvert. Cette méthode qui implique l’utilisation de grandes quantités de cyanure et d’arsenic, substances toxiques qui vont causer des dégâts « irrémédiables » à l’environnement, l’eau et les écosystèmes, affirme le collectif des maires.

Selon eux, la mine, située sur la municipalité d'Asunción Mita, dans le sud-est du Guatemala, a déjà contaminé le bassin du fleuve Ostua, mettant en danger la population des trois pays. Après être passé par le lac Güija, ce bassin apporte ses eaux au fleuve Lempa, qui traverse le Guatemala, le Honduras et le Salvador - où il fournit en systèmes d’irrigation et en eau potable plus d’un million d’habitants de la métropole San Salvador. Le collectif de maires demande donc que les permis d’exploitation ne soient pas délivrés.

Une exploitation minière « responsable »

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