Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc quitte Les Républicains, jugeant le parti dans une impasse

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc quitte Les Républicains, jugeant le parti dans une impasse
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, le 1er septembre 2022 - CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, le 1er septembre 2022 - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

"Je me retire sans polémiquer." Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a annoncé lundi 7 novembre qu'il quittait les Républicains, regrettant la "droitisation" du parti.

Dans un entretien au Figaro, le maire de la 4e ville de France, où la majorité municipale rassemble Marcheurs et Républicains, estime que sa formation politique "est dans une impasse". Toutefois, Jean-Luc Moudenc a souligné qu'il ne comptait pas adhérer à un autre mouvement.

"Le parti s'est recroquevillé sur un positionnement très droitier. (...) Cela a poussé beaucoup d'électeurs de centre droit à rejoindre le camp macroniste et cela n'a nullement empêché la dynamique du vote d'extrême droite", analyse-t-il.

L'absence d'alliance comme principale critique

Tout en saluant les qualités des trois candidats à la présidence de LR - Éric Ciotti, Bruno Retailleau, Aurélien Pradié -, l'élu toulousain considère qu'ils "ont en commun de vouloir que les Républicains restent seuls, sans conclure d'alliance. Je considère que cette stratégie de l'isolement ne mène à rien".

Pour lui, au nom de l'intérêt national, la droite doit "dialoguer avec la majorité, sinon on assistera à un blocage permanent de nos institutions, à coups de 49.3, de foire d'empoigne permanente, voire de dissolution de l'Assemblée".

"Les trois candidats ne veulent ancrer le mouvement qu'à droite. Quel que soit le futur président des Républicains, le centre est donc abandonné", estime Jean-Luc Moudenc, qui se définit comme un centriste démocrate-chrétien et européen.

Sa décision, dit-il, est le fruit d'une "réflexion ancienne", et l'élection chez les Républicains lui "donne l'occasion de la concrétiser".

Il ne souhaite pas rejoindre Horizons, mais voit en Édouard Philippe un présidentiable, s'il parvient "à recomposer un espace politique rassemblant la droite et le centre, aujourd'hui éclatés".

Article original publié sur BFMTV.com