Le maire de Marseille veut élargir la vaccination prioritaire aux personnels des écoles

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Le maire socialiste de Marseille Benoît Payan va demander jeudi au Premier ministre Jean Castex que les personnels des écoles et les enseignants soient considérés comme prioritaires pour la vaccination contre le Covid-19.

"Dans les écoles, on peut trouver des souches virales qui sont extrêmement virulentes, ce sont des lieux de brassage où évidemment le virus peut circuler et il me paraît normal d'inscrire les enseignants et les personnels des écoles, pas que pour la ville de Marseille d'ailleurs, dans la liste des personnels prioritaires", a déclaré M. Payan lors d'une conférence de presse.

Ces personnels et enseignants sont "en première ligne", a-t-il ajouté.

Rappelant que la deuxième ville de France avait été la première "à tester massivement la population" dès l'apparition de l'épidémie de Covid-19 en 2020, M. Payan a insisté sur la volonté de sa municipalité de vacciner massivement "dès que le gouvernement fournira le vaccin".

"On n'a pas la compétence pour la vaccination et on ne se substituera pas à l'Etat, on suivra le plan du gouvernement", a-t-il précisé, tout en soulignant que Marseille était prête à "mettre en place des lieux diffus sur l'ensemble du territoire, des lieux d'importances différentes en fonction des besoins" pour accélérer l'administration du vaccin.

Le club de football de l'Olympique de Marseille avait de son côté proposé mercredi de mettre à disposition de l’Agence Régionale de Santé (ARS) le stade Vélodrome pour la campagne de vaccination. Une idée soutenue par l'ex-maire et désormais adjointe à la Santé, Michèle Rubirola, qui a affirmé sur France Bleu Provence qu'une réunion devait avoir lieu vendredi à ce sujet.

Mais, interrogée par l'AFP, l'ARS de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a estimé que si cette "initiative méritait d’être saluée", il était "encore trop tôt et le lieu pas forcément adapté aux conditions actuelles de vaccination requises par le vaccin Pfizer (conservation à -80 degrés) et les cibles prioritaires".

Quelque 12.500 vaccinations avaient été réalisées mercredi en France, contre un bilan de 5.000 mardi en fin d'après-midi, selon le cabinet du ministre de la Santé.

Étrillé à cause d'un démarrage au compte-gouttes, le gouvernement a promis d'accélérer, notamment en permettant sans délai à tous les professionnels de santé de plus de 50 ans ou à risque de recevoir la fameuse injection dans les hôpitaux, et non plus seulement aux résidents et personnels des Ehpad.

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