Le maire LR de Cannes David Lisnard lance son parti Nouvelle énergie

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Le maire de Cannes David Lisnard à Paris le 21 novembre 2019

David Lisnard, le maire Les Républicains de Cannes, a annoncé mercredi à Paris le déploiement de son parti "Nouvelle énergie" à l’échelle nationale, avec l’objectif de "porter un projet de gouvernement" pour lutter contre "le déclassement de la France", sans se déclarer candidat à la présidentielle.

"Je n’avance pas masqué, sauf quand c’est obligatoire", a plaisanté le père de 52 ans, à propos de l’échéance présidentielle de 2022. "L'enjeu, c'est de porter un projet de gouvernement, de participer à la construction d'un agenda puissant, mais ce serait présomptueux de présenter d’autres ambitions devant vous", a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

"Je souhaite dépersonnaliser l’offre que l’on propose", a assuré l'azuréen, qui se targue d’être "resté à LR malgré les adversités", voit dans son nouveau parti "un complément" et trouve que l’idée de Christian Jacob de désigner le champion de la droite grâce à des sondages "va dans le bon sens mais devra se faire par une compétition saine".

"Il y a une belle force militante qui est en train de naître", a prophétisé l'édile devant une quarantaine de soutiens, au sous-sol du luxueux "Hôtel Molitor" dans le XVIe arrondissement parisien.

Créé à l’occasion des élections municipales de 2014, le parti a désormais l’ambition de se doter de référents locaux sur tout le territoire et de réfléchir à l'écriture collective d'un programme politique. Parmi ses supporters, Annie Lhéritier, ancienne cheffe de cabinet de Jacques Chirac, présente mercredi.

"Ça peut aller très vite l’effondrement d’un pays", s’est inquiété le vice-président de l’Association des maires de France, évoquant "le déclassement de la France depuis quarante ans dans des secteurs fondamentaux et autour d'une notion essentielle, celle du bien commun."

"La maîtrise de l’immigration est un des gros échecs de ces dernières années", a-t-il expliqué, avant de préciser que "le déclassement éducatif est pour (lui) le problème le plus inquiétant".

Celui qui se définit comme "ordo-libéraliste" affirme vouloir "restaurer l’autorité de l’Etat", "lutter contre la bureaucratie" (en réduisant par exemple de moitié le nombre de textes de lois), favoriser "les libres initiatives privées et locales" et "utiliser l'Europe comme un levier de puissance dans le monde".

"Tout ce que révèle l’hystérisation de la politique ces dernières années est lié à un manque d'offre qui s'inscrit dans la durée. C’est cette nouvelle énergie que nous voulons créer", a conclu M. Lisnard.

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