La maire d’Auvers-sur-Oise visée par une information judiciaire pour harcèlement

Frédéric Naizot et Marie Persidat
Auvers-sur-Oise. L’information judiciaire vise une période allant de septembre 2014 au 14 septembre 2017

A la suite de l’enquête préliminaire pour harcèlement moral à la mairie, le parquet de Pontoise a ouvert une information judiciaire visant Isabelle Mézières.


Le parquet de Pontoise a ouvert une information judiciaire pour harcèlement moral mettant en cause Isabelle Mézières, maire (DVD) d’Auvers-sur-Oise. Une décision intervenue en fin d’année 2018, confirmée ce mardi, qui pourrait valoir éventuellement une mise en examen prochaine à l’élue.

L’information judiciaire vise une période allant de septembre 2014 au 14 septembre 2017. Elle intervient à la suite d’une enquête préliminaire ouverte pendant l’été 2017, après une série de plaintes déposées par des agents de la mairie.

L’enquête avait alors été confiée aux gendarmes de la brigade de recherche de Pontoise et à leurs collègues de la section de recherche de Versailles. Elle avait donné lieu au placement en garde à vue de la maire à Versailles le 7 septembre dernier.

A ce jour, une dizaine de personnes, victimes présumées, ont été également entendues par les enquêteurs. Elles viennent de recevoir de la part du juge d’instruction chargé du dossier, un avis à victime pour se constituer partie civile.

Les victimes en attendent beaucoup

Pour elles, cette étape judiciaire sonne comme un nouvel espoir. D’autant que la situation « reste très compliquée » pour les agents qui sont toujours en poste. D’autres se sont déjà éloignés mais attendaient tout de même avec impatience qu’une décision soit prise. « C’est un vrai soulagement, enfin il y a quelque chose qui démarre. Cela fait plus d’un an que nous attendions, témoigne l’une des victimes. Nous sommes soulagés de voir que nos plaintes n’ont pas été classées sans suite. Enfin, nous allons avoir une réponse. »

Les agents ou ex-agents concernés ont parfois bien du mal à remonter la pente. « Etre reconnu comme victime, c’est important pour se reconstruire. Pour le moment, l’attente a été longue. Nous espérons maintenant que dans maximum six mois nous aurons une réelle (...)

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